Friday, May 24, 2019
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Ajustement accomodatif et équilibre bioculaire

Des signes fonctionnels tels que les céphalées, la fatigue visuelle, surtout en fin de journée sont des signes témoignant de la souffrance du système oculaire. Les causes sont différentes. Cela peut être dû à un vice de réfraction non corrigé, une phorie symptomatique ou un déséquilibre binoculaire, etc. Un relâchement accommodatif inégal lors de la réfraction monoculaire ainsi qu’une accommodation mise en jeu en vision de loin en binoculaire même avec correction peuvent perturber la fusion et être par la suite des facteurs déclenchant de signes fonctionnels. Le test d’équilibre bioculaire : Lors de la réfraction monoculaire, il est possible qu’un œil n’ait pas eu le même degré de relâchement accommodatif que l’autre, puisque les deux yeux ont été testés à des moments différents.Lors de la vision binoculaire, les deux yeux ont la même accommodation. Dans le cas précédent, la mise au point ne pourra être similaire pour les deux yeux. Les deux images rétiniennes n’auront pas la même netteté donnant naissance à une légère aniséiconie et la fusion des deux perceptions risque d’être perturbée.
Il est donc nécessaire de chercher à égaliser au mieux le relâchement accommodatif des deux yeux afin que les images rétiniennes aient la même mise au point. Pour pouvoir comparer les perceptions des deux yeux, il va donc falloir placer devant le couple oculaire un système dissociateur. Ce couple aura alors une vision simultanée, donc des images droite et gauche différentes.

Les méthodes de dissociation utilisées seront :
– cover test alterné : dans ce cas, la vision n’est pas rigoureusement bi-oculaire mais on admet que l’accommodation reste la même si l’alternance des occlusions est assez rapide.
– la méthode de Von Graefe, dissociation par prismes verticaux. Cette dissociation est d’origine motrice : le couple oculaire ne peut fournir l’effort fusionnel exigé par l’interposition verticale des prismes, ce qui va créer une diplopie verticale. Elle est utilisée habituellement avec une ligne d’optotype mais peut aussi l’être avec un test rouge vert.
– la dissociation par polariseurs, cette dissociation est d’origine sensorielle puisque les images rétiniennes droite et gauche seront différentes. Cette dissociation peut être utilisée avec deux lignes de lettres.
L’ajustement accommodatif binoculaire : Après avoir réalisé l’équilibre bi-oculaire, il faut ajuster les sphères de correction. La compensation que l’on va prescrire doit être celle qui donne le meilleur confort au sujet tout en fournissant le minimum d’effort accommodatif en vision de loin.
– Dans un 1er temps, on cherche les sphères théoriques d’emmétropisation, qui correspondent aux sphères les plus convexes donnant la meilleure AV.
– Dans un 2e temps, on cherche les sphères qui donnent le meilleur confort de vision de loin au patient par la réalisation du test bichrome.

Par Imane NKHILI : Orthoptiste et opticienne optométriste

 

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