Dans la filière de la santé visuelle, il existe trois métiers principaux que sont les ophtalmologistes, les orthoptistes et les opticiens, bien connus dans le traitement de la vision. Leurs pratiques ne sont pas nouvelles, mais elles sont en pleine évolution et les bases de leur collaboration sont appelées à se modifier. Leur champ d’action s’oriente de plus en plus vers la prise en charge des déficiences visuelles liées au vieillissement de la population, et représente à la fois un véritable engagement et une spécialisation. L’enfant n’est pas le seul domaine dans lequel les trois spécialistes sont présents et travaillent main dans la main. En présence d’un problème visuel grave provoquant une situation de malvoyance, les « 3 O » sont amenés à travailler conjointement pour réussir une prise en charge de nos concitoyens.
Pour cela, il leur faut passer outre les problèmes qui fâchent. La pratique de l’optométrie « de bas niveau » par certains opticiens pour assurer le flux de clients dans leurs magasins, l’orientation par certains ophtalmologistes des patients vers des non-diplômés pour des raisons purement économiques, ou encore la pratique de la contactologie et ses différentes interprétations des deux camps et j’en passe…

En ma qualité de responsable d’une revue totalement dédiée à la santé visuelle, j’ai décidé dans ce numéro de célébrer le troisième « O », les orthoptistes, moins nombreux et moins connus que les deux précédents. 10/10 MAG a choisi donc d’être partenaire de la Société Marocaine d’Orthoptie lors de son premier congrès prévu les 1er et 2 juillet prochains à Rabat. En regardant de près le programme, je me suis très vite rendu compte que celui-ci était non seulement riche et varié, mais aussi intéressant pour l’opticien que je suis. J’invite donc les différents praticiens à participer massivement à cet événement scientifique qui sera animé par des intervenants connus et reconnus chacun dans sa spécialité, afin de découvrir des aspects de la santé visuelle que certains d’entre nous ne maîtrisent pas forcément, d’élargir nos horizons de connaissances et évoluer ainsi dans notre propre pratique quotidienne.

Idriss MELLOUK